La Grève du Climat en Suisse, ça existe depuis plus d’une année ! C’est majoritairement des apprentie-s, des gymnasien·ne·s, des écolier e s et des étudiant-es, mais c’est également des scientifiques, des adultes ou des personnes âgées qui participent à notre mouvement avec leurs connaissances et leurs expériences respectives. C’est donc une diversité de personnes de différents horizons, qui se rencontrent régulièrement pour préparer des manifestations ainsi que de nombreuses autres activités pour faire avancer les causes climatique et environnementale. La Grève du Climat est un mouvement qui change et s’adapte constamment, et qui attend que tu le rejoignes et y participes. Nous nous organisons sur les lieux de formation et de travail, mais aussi au niveau cantonal, appuyé par l’organisation nationale qui se rassemble un week-end tous les deux mois pendant les réunions nationales où ont lieu des décisions qui déterminent les directions générales du mouvement.

Nos revendications

Aujourd’hui, les trois revendications principales et l’addendum de la Grève du Climat, en Suisse, prises au consensus national, sont les suivants :

  • La déclaration d’urgence climatique: nous exigeons que la Suisse reconnaisse la catastrophe climatique comme une crise qu’il faut surmonter. Elle doit prendre des mesures concrètes en réaction à cette crise, et travailler à correctement en informer la population.
  • Un bilan carbone neutre en 2030: la Suisse doit prendre des mesures législatives et exécutives visant à atteindre un bilan net d’émissions de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine nul en Suisse d’ici 2030, sans le développement et l’implémentation de technologies de compensation.

La réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre devra être d’au moins 13% par année de 2020 à 2024, et ensuite d’au moins 8% par année jusqu’en 2030. Ces pourcentages se rapportent au niveau d’émissions de 2018.

  • Toutes les mesures mises en place doivent suivre le principe de justice climatique. Les responsables du dérèglement climatique doivent assumer financièrement et socialement leurs actes.
  • Addendum: Si ces exigences ne peuvent être satisfaites dans le système actuel, un changement de système est nécessaire pour surmonter cette crise. Nous ne pouvons laisser de barrières systémiques entraver la mise en place d’un plan climatique adéquat.

C’est quoi la justice climatique ?

Toute mesure environnementale doit également contribuer à réduire les différentes inégalités sociales (de genre, intergénérationnelles, territoriales, etc.) et veiller à une meilleure répartition des richesses disponibles en Suisse et à l’international. Par conséquent, la justice climatique est liée au principe du pollueur-payeur: celles et ceux qui causent et profitent des émissions de gaz à effet de serre doivent être mis e s prioritairement à contribution (en Suisse, le secteur financier et les multinationales comme Glencore, Nestlé, Vale, l’État) et en dernier lieu celles et ceux qui en sont les victimes, sous quelque forme que ce soit (voir Plan Climat, p. 37).

Pour la Suisse, cela implique de reconnaître sa responsabilité historique et actuelle dans les crises climatique, environnementales et sociales, et, par conséquent, de réduire drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre pour être l’un des premiers pays à atteindre un bilan carbone net nul d’ici 2030 (voir Plan Climat, p. 29-30).

Mobilisation en Suisse

En Suisse, les grèves et manifestations pour le climat ont réuni des dizaines de milliers de personnes dans les rues, jeunes ou moins jeunes. La grève du 27 septembre est la sixième manifestation organisée par le collectif vaudois de la Grève du Climat. En Suisse, l’ampleur de la mobilisation est historique, comme celle de la Grève féministe du 14 juin 2019, et ce depuis la Grève Générale de 1918.

Le saviez-vous ? Lausanne a été déclarée « capitale du climat » en raison, non seulement, du succès fulgurant de ses manifestations (jusqu’à près de 20’000 personnes le 15 mars, soit 2,5% de la population vaudoise) mais surtout car elle a accueilli la première réunion européenne du mouvement international Fridays For Future initié par Greta Thunberg. En effet, le collectif vaudois de la Grève du Climat a organisé le sommet Smile for Future (Summer Meeting in Lausanne Europe) qui a accueilli, la semaine du 5 au 9 août, 430 grévistes provenant de 38 pays différents, aboutissant à la Déclaration de Lausanne, un texte fondateur de notre mouvement. On y retrouve un préambule, une série de valeurs et de principes, une ébauche de structure internationale et trois revendications votées au consensus avec les grévistes des différents pays:

1. Maintenir le réchauffement climatique en dessous des +1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels;

2. Assurer la justice climatique et sociale;

3. Écouter la meilleure science actuellement disponible.

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