La désobéissance civile fonctionne, la Justice s’obstine

Des activistes inquiet·e·s pour leur avenir avait occupé le siège des Retraites Populaire à Lausanne en mars dernier. L’affaire rappelle celle des activistes du LAC qui ont été acquitté en début d’année à la différence que ce ne sont pas les Retraites Populaires qui ont porté plainte mais le Ministère public. Les prévenu·es ont décidé de faire opposition.

 « Sortez des énergies fossiles, puis nous sortirons ! » c’est sous cette banderole que les activistes du LAC rejoints par la Grève du Climat avaient occupé le siège des Retraites Populaires le 15 mars 2019. Six mois auparavant, d’autres activistes avaient joué au tennis dans une succursale du Credit Suisse et abouti au désormais international « Procès de Renens ». Leur acquittement avait fait le tour de la Terre et obligé Roger Federer à sortir de sa réserve.  

Alors qu’une discussion calme s’était installée entre les activistes et le directeur de la caisse de pensions, les forces de l’ordre ont lancé un dernier ultimatum pour quitter les lieux. Certains activistes n’ont pas donné suite à l’injonction et ont résisté passivement à leur évacuation. 

Avec les investissements actuels [des caisses de pensions], il faut s’attendre à un réchauffement allant de 4 à 6 °C » analysait l’Office Fédéral de l’Environnement en 2017 déjà. La caisse reconnaît être « dans la moyenne ». L’action visait donc non seulement à demander aux institutions de respecter l’accord de Paris ratifié par la  Suisse, mais aussi d’exprimer le mécontentement envers une gestion climatiquement irresponsable des retraites

« Le jour où s’éffondreront les marchés pétroliers, que la cause en soit une pénurie, un emballement climatique ou une législation contraignante, ce sont nos retraites qui partiront en fumée. Rien que la crise du COVID-19 a vu le cours du pétrole devenir négatif ! »

Le jour de l’action, les Retraites Populaires ont engagé le dialogue. Elle n’ont pas porté plainte, mieux que cela: cinq mois plus tard elles annonceront l’exclusion du portefeuille d’actions des entreprises actives dans le secteur du charbon. « Le directeur ne pourra jamais dire que c’est notre action qui leur a fait prendre conscience de leur impact climatique » s’amuse un militant, « mais cela faisait plus d’une année que DIVEST CPEV essayaient de les rencontrer sans succès. Ils ont été invités en septembre. Pur hasard ? « .

LAUSANNE ACTION CLIMAT   –   GREVE DU CLIMAT   –   DIVEST VAUD

Références

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