Solidarité envers les réfugié·e·s

Nous, la Grève du Climat, nous indignons de l’inaction des autorités suisses et européennes devant le génocide en cours en Grèce.

Suite à l’ouverture des frontières par le président turc, rompant ainsi l’accord perfide proposé par l’Europe (notre argent contre vos frontières), les îles grecques proches de la Turquie voient donc de plus en plus de réfugié·e·s arriver: Lesbos, Chios ou encore Samos accueillent des réfugié·e·s dans des conditions semblables à des camps de concentration depuis plus de 5 ans.

Depuis 5 ans, des enfants tentent de se suicider, des adultes perdent espoir, toutes et tous sont bloqué·e·s sur l’île sans avenir. Face à cela, notre silence, notre inconscience.

Depuis quelques jours, des habitant·e·s des îles et la police font des émeutes et se révoltent de devoir accueillir des réfugié·e·s: ils tirent avec des balles réelles sur les réfugié·e·s à peine arrivés. Ces élans violents sont extrêmement inquiétants, mais traduisent seulement l’hypocrisie totale de la Suisse et de l’Europe, des nations riches les mains pleine de sang, qui regardent sans rien faire.

Face à cela, notre révolte ! Nous appelons notre Suisse, si prompte à adopter des mesures d’urgence lorsqu’un virus guette quelques membres de sa population, à prendre les mesures nécessaires aujourd’hui: la Suisse doit accueillir immédiatement des réfugié·e·s qui sont sur les îles grecques. La Suisse vient d’être condamnée par Amnesty pour ses politiques restrictives. Nous appelons le Conseil fédéral à stopper le génocide dont il se fait complice. Nous demandons à la Suisse d’accueillir un quota important des réfugié·e·s qui habitent sur les îles.

Aujourd’hui. Maintenant. Nous les logerons chez nous, ou dans les nombreux appartements vides qui appartiennent aux spéculateurs fortunés!

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