Pour un syndicalisme écologique !

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Le dérèglement climatique est une réalité dont l’urgence exige une action immédiate et sans précédent. La course à la croissance matérielle a pour conséquence une augmentation massive des gaz à effet de serre. L’environnement est exploité pour le profit à court terme, ce qui met en danger la biodiversité, pollue l’air, les sols et les eaux du monde.

Les effets du dérèglement climatique sont ressentis par les populations du monde entier. En Suisse, les inondations, la sécheresse, les étés caniculaires et la perte de biodiversité ne sont qu’une partie des conséquences environnementales déjà perçues. Ici comme ailleurs, la dégradation des conditions de vie et de travail sont évidentes. C’est notre santé et au-delà, les conditions même de la vie sur Terre, qui sont en jeu.

Les entreprises, la place financière et les gouvernements portent une très lourde responsabilité dans la destruction de l’environnement. C’est à eux de payer le prix de la transition écologique et sociale dont notre société a besoin. La surproduction, l’accaparement des ressources naturelles nécessaire à la croissance économique illimitée sont guidées par la seule recherche du profit à court terme, au bénéfice d’une infime minorité de nantis, sans égard ni pour l’environnement ni pour la dignité humaine.

Ressources naturelles, ressources humaines… même discours des élites, même combat citoyen à mener contre une exploitation qui réduit chaque vie à un chiffre dans une équation comptable qui ne vise qu’à enrichir une minorité d’ultra-riches. Notre objectif n’est pas de faire payer le prix des dégâts environnementaux aux salarié.e.s par des taxes sur la consommation ou l’essence, mais plutôt de taxer directement les entreprises qui détruisent la planète. Parallèlement, il est indispensable de libérer des moyens économiques et humains afin d’assurer une transition professionnelle, industrielle et agricole vers des biens et des services écologiquement et socialement utiles.
C’est pourquoi les syndicats rejoignent les mouvements féministe et écologiste qui ont réveillé la Suisse en 2019, et appellent à une nouvelle journée de lutte et de grève, le 15 mai prochain, pour la justice climatique et sociale.

Nous voulons de nouveaux droits pour les travailleur.euse.s qui s’inscrivent dans une logique de décroissance temporaire et nécessaire. Baisse du temps et des rythmes de travail, sans baisse de salaire et avec embauches correspondantes, soutien aux activités durables et à la transition professionnelle assurant le plein emploi, développement des services publics socialement utiles et écologiquement durables (logement, énergie, santé, formation), encouragement de la mobilité douce, changement immédiat des politiques d’investissement de nos caisses de pension vers des secteurs éco-responsables, etc.

Toutes ces pistes, et d’autres encore, nous devons les explorer ensemble et les transformer en luttes dans nos lieux de vie, de travail et de formation, avec comme objectif une gestion plus démocratique et écologique des moyens de production et des services, dans l’espace et dans le temps.

Pour mieux comprendre les liens entre syndicalisme et écologie, formuler nos espoirs et nos craintes face au futur, et préparer ensemble la Grève pour l’Avenir du 15 mai prochain, nous vous invitons à une soirée de discussion et de réflexion autour du manifeste vaudois pour la grève du 15 mai prochain.

Jeudi 27 février 2020 à 20h00 (accueil dès 19h30), à la Maison du peuple, place Chauderon 5, Lausanne (salle Jean-Villard Gilles)
Intervenant.e.s : membres de la Grève du climat Vaud et syndicalistes

Pour un syndicalisme écologique !
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